15 Mars 2012
"...Khamu Ram appartient à la communauté des bishnoïs, ainsi nommés parce qu’ils observent 29 principes qui ont fait d’eux, dès le XVe siècle, les précurseurs du développement durable – dans la langue du désert, leur nom signifie précisément « 29 ». Un catalogue de règles très strictes, élaboré vers 1485 par un jeune sage, Jambeshwar Bhagawan – ou Djambo, comme on l’appelle plus couramment (...)
Khamu Ram est si révolté que, en avril 2007, lors d’un de ces pèlerinages rituels, il s’arme d’un mégaphone et d’un millier de sacs en coton acquis sur ses maigres économies. Puis, seulement suivi de deux ados ralliés à sa cause, il fend la foule et hurle dans son porte-voix : « Le plastique des sacs est un démon ! Ramassez les sacs en synthétique et prenez mes sacs en coton ! Ils sont gratuits ! Et ensuite, donnez-les aux autres ! » Fureur des pèlerins : malgré leur tradition de compassion, les préjugés de la société indienne ont la vie dure, et ramasser des déchets, c’est se rabaisser au rang des intouchables. Les bishnoïs, cet après-midi, en oublient leur obligation de non-violence et sont à deux doigts de tabasser Khamu Ram.
C’est alors qu’au cœur de la foule surgit le personnage le plus invraisemblable en ce fond du désert : un photojournaliste français, Franck Vogel, passionné d’écologie et fasciné par les secrets des bishnoïs..."
Les BISHNOIS, écologistes depuis le XVème siècle
KHAMU RAM, ce petit homme est aujourd’hui l’emblème de l’écologie à petits moyens au Rajasthan. Voici le récit de la romancière Irène Frain qui s’est inspirée de son histoire pour son dernier livre : KHAMU RAM l'écolo
