Une comédie cruelle
Deux couples d’amoureux transis, une dispute entre le roi et la reine des fées, une potion qui s’en mêle et une troupe de comédiens amateurs qui prépare une pièce pour le mariage d’un prince. Le temps d’une nuit de solstice d’été aux allures de songe, tous vont s’entrecroiser dans une bien étrange forêt… Cette comédie enlevée et passionnée, Pip Simmons et ses acolytes décident de la mettre en scène en 2006. Un projet porté par le désir de sortir des schémas classiques du théâtre, en investissant la structure étonnante de la Tour vagabonde. Réunissant les élèves de l'école du Théâtre des Teintureries de Lausanne, les comédiens des compagnies de L’ECROU et des Barbares,
ce Songe d’une nuit d’été relève le pari de l'étrangeté et nous révèle un songe nettement plus ambigu qu’un rêve ordinaire...
Où ??
La Tour Vagabonde (1996, Treyvaux, Suisse)
Structure démontable qui sera installée pour le Festival dijonnais tout près de chez moi ! Pratique !
Théâtre et œuvre d’art à part entière, la Tour Vagabonde est une réinterprétation du Globe Theater de Londres, modèle du théâtre élisabéthain dans lequel Shakespeare présentait ses pièces. Créée par Louis Yerly, Marie-Cécile Kolly et Jean-Luc Giller aux Ateliers de l’Orme, elle est abandonnée au début des années 2000. En 2005, elle est récupérée par ses constructeurs pour être rénovée et agrandie. Tandis que son espace intimiste encourage une relation particulière avec le public, sa structure démontable lui permet de parcourir le monde. Pour Le Songe d’une nuit d’été, elle renoue avec ses origines élisabéthaines, en renvoyant le spectateur à une époque où l’on se rendait au théâtre comme à une fête. À l'occasion de Théâtre en Mai, ses créateurs installent à ses côtés la Pinte à fondue, petit chapiteau en bois permettant d'accueillir des amateurs de fondue.